
Les Travel d’Or ont 4 ans !
Imaginés par Frédéric Vanhoutte, les Travel d’Or sont devenus en l’espace de quatre ans un évènement incontournable dans l’univers du etourisme, en récompensant des agences en ligne, des compagnies aériennes, des tours opérateurs, des offices du tourisme … Le palmarès des Travel d’Or 2012 met ainsi en lumière des sites internet qui font la différence, mais également de nouveaux venus sur la Toile avec le Prix spécial du Jury catégorie « Jeune Pousse » remis au site Bedycasa qui permet de louer des chambres chez l’habitant dans le monde entier.
Cette année, le jury des Travel d’Or (auquel participait NeoLex Avocats pour la quatrième année consécutive) et les millions d’internautes votants ont fait le choix de l’antériorité commerciale : « Les deux tiers des finalistes ne sont pas des pure players, mais des marques qui existaient avant le web. Sans la création d’une marque forte, il est difficile d’exister sur Internet. C’est un basique du marketing » aime à le rappeler Frédéric Vanhoutte.
Quelle leçon tirer de cette quatrième édition ? Pour 8 des 12 catégories, la clarté du site fut l’une des principales raisons des votes. La force d’un site passe donc par la lisibilité des pages web, par la notoriété de l’entreprise et le retour positif des expériences clients.
La communication interactive est l’essence même de tout réseau social. Alors que le secret professionnel se fonde sur le principe de silence absolu.
Confronté à ces deux positions antinomiques, confronté à la montée en puissance de Facebook, Linkedin, Viadeo et autres réseaux, quelle position doit adopter l’avocat, par nature, soumis au secret professionnel ? Un secret omniprésent pour notre profession dont chaque acte en est frappé : conseil, défense, consultation, correspondance, note d’entretien, pièces du dossier … sont tous sous le sceau de la confidentialité et sans limite de durée.
Les réseaux sociaux ne peuvent, à ce titre, être envisagés comme une mise en avant des dossiers qui font notre patrimoine professionnel. Par analogie, que dire de certains médecins spécialisés dans la chirurgie esthétique qui exhibent les photos de leurs patient(e)s afin de vanter leur maîtrise du bistouri. Ils sont eux aussi soumis au secret professionnel !
Dès l’instant où l’avocat fixe ses propres limites de confidentialité, ne peut-il envisager ces réseaux comme un media professionnel, au même titre qu’un site internet ou un blog ? L’ouverture récente de la page Facebook de l’Ordre des Avocats de Paris pourrait ainsi être considérée comme une tentative de réponse aux questions que se pose tout une profession.
Mais qu’en est-il de ces dérives constantes que l’on retrouve sur les réseaux sociaux et tout particulièrement sur Facebook ? Comment l’avocat qui s’engage sur ce média interactif peut-il être certain de préserver sa réputation professionnelle de tout dénigrement et maîtriser le secret professionnel ? A la lecture des jugements qui ont été rendus en la matière par nos tribunaux, rien n’est moins certain.
Facebook or not Facebook ? la réponse ne serait-elle pas plutôt dans l’utilisation professionnelle des nouveaux moyens de communication que sont les sites internet et les blogs qui permettent à tout avocat de concilier la maîtrise de sa communication et le respect de son devoir.
L’équipe NeoLex Avocats
« Réseaux sociaux et secret professionnel » : une conférence organisée le 13 octobre 2011 dans le cadre de la formation continue des avocats et pour laquelle intervenait Maître Danièle Véret, avocate orientée vers les nouvelles technologies depuis plus de 20 ans et, par ailleurs, candidate à l’élection au Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris.