Les Travel d’Or 2012

Les Travel d’Or ont 4 ans !

Imaginés par Frédéric Vanhoutte, les Travel d’Or sont devenus en l’espace de quatre ans un  évènement incontournable dans l’univers du etourisme, en récompensant des agences en ligne, des compagnies aériennes, des tours opérateurs, des offices du tourisme … Le palmarès des Travel d’Or 2012 met ainsi en lumière des sites internet qui font la différence, mais également de nouveaux venus sur la Toile avec le Prix spécial du Jury catégorie « Jeune Pousse » remis au site Bedycasa qui permet de louer des chambres chez l’habitant dans le monde entier.

Cette année, le  jury des Travel d’Or (auquel participait NeoLex Avocats pour la quatrième année consécutive) et les millions d’internautes votants ont fait le choix de l’antériorité commerciale  : « Les deux tiers des finalistes ne sont pas des pure players, mais des marques qui existaient avant le web. Sans la création d’une marque forte, il est difficile d’exister sur Internet. C’est un basique du marketing » aime à le rappeler Frédéric Vanhoutte.

Quelle leçon tirer de cette quatrième édition ? Pour 8 des 12 catégories, la clarté du site fut l’une des principales raisons des votes. La force d’un site passe donc par  la lisibilité des pages web, par la notoriété de l’entreprise et le retour positif des expériences clients.

Par le 18 mars 2012

Vers une protection renforcée de la donnée personnelle

Adoptée il y a près de 20 ans, alors que l’Internet n’en était qu’à ses balbutiements, la Directive de 1995 (95/46/CE) est désormais obsolète face au web 2.0 et aux réseaux sociaux qui entraînent une marchandisation croissante des données personnelles. Pour répondre à cette évolution technologique et désormais fixer un cadre communautaire harmonisé et plus strict, le législateur européen vient de publier un projet de règlement européen fixant un nouveau cadre législatif qui s’imposera à tous les ressortissants de l’Union européenne dès son entrée en vigueur d’ici deux ans.

Une protection renforcée des données personnelles

Protéger les données des particuliers est devenu une priorité. Préalablement à toute collecte de données personnelles, le consentement explicite de l’internaute deviendrait le principe intangible (Opt-in). Ce projet européen annonce également les prémisses d’un droit à l’oubli numérique sous l’appellation « droit à l’effacement » qui permettrait aux internautes de demander la suppression des données les concernant dès qu’elles ne font plus l’objet d’un traitement spécifique. Ce droit à l’effacement est renforcé pour les personnes qui, « enfant », auraient rendu disponibles des données personnelles.
En la matière, on peut s’interroger sur la réaction des réseaux sociaux qui devront mettre en œuvre ce droit à l’effacement dans la gestion des profils !

Les entreprises ne sont pas en reste

Côté entreprises, les formalités administratives en matière de déclaration seront allégées.
Il n’en reste pas moins que les obligations seraient renforcées dans la mise en œuvre des principes de protection (audits, registres, prise en compte de la protection des données dès la conception dans les produits et services des entreprises, correspondants informatique et libertés obligatoires…).
Le pouvoir de sanction des autorités serait accru, puisque les amendes pourraient atteindre 1 million d’euros ou 2% du chiffre d’affaires annuel mondial.

Une faille apparaît déjà dans ce projet de règlement européen

Ce projet dispose que les multinationales seraient soumises à l’autorité de protection de l’Etat dans lequel elles possèdent leur établissement principal via un « guichet unique ». Toutefois, la CNIL, qui est aujourd’hui compétente pour les données traitées sur le territoire français, s’oppose vivement, tout comme les parlementaires français, à ce critère de compétence qui conduirait les multinationales à des pratiques de « forum shopping » en établissant leur établissement principal dans les pays où l’autorité de protection est la plus laxiste. Ainsi, la CNIL se verrait déposséder d’un bon nombre de procédure à l’encontre d’entreprises peu scrupuleuses.

En tout état de cause, ce texte n’est encore qu’au stade de projet, et il y’a fort à parier qu’il subira des modifications si les lobbyistes des ténors de l’Internet savent se faire entendre. Révision à suivre !

Par le 4 mars 2012