C’est entre un petit bijou du XVIIème siècle (le château de Vaux le Vicomte) et les étendues de la Brie que s’est tenue la NeoLex Convention 2011 consacrée à la place de l’avocat dans le monde numérique. Alors que pour le commun des mortels, site internet et courriel sont des outils désormais banalisés, il n’en est pas autant pour une profession fortement encadrée par un Code de déontologie.
D’un métier de papier et de dossiers, le métier d’avocat s’attribue ces nouveaux outils modernes.
Interdit de toute publicité, l’Avocat capitalise désormais sur le site internet : reflet de son activité et de sa spécialité, cette vitrine se doit d’être sans cesse actualisée au risque de perdre toute crédibilité d’image. Commentaires, jurisprudences, articles sont autant de moyens qui permettent à l’avocat de démontrer son attachement à l’évolution du droit.
Entre site internet et blog, cette vitrine serait également en passe de devenir un outil de production sur lequel l’avocat peut désormais afficher ses positions juridiques.
A l’heure des SMS et des Tweets, se pose la question de la « correspondance électronique » et de son encadrement par les règlements intérieurs de la profession d’avocat.
Si le courriel est devenu un des moyens de communication juridique privilégiés de l’avocat, cela n’est pas sans risque et les jurisprudences des barreaux français et européens sont là pour le rappeler ! Quel est donc le statut juridique d’une correspondance numérique alors que son utilisation est devenue monnaie courante au sein d’une profession qui jongle entre échanges officieux et échanges officiels ?
Entre site internet et courriel, la profession d’avocat serait-elle entrain de faire sa cyber-révolution ?
Si cette profession s’est montrée réticente à l’égard de l’informatique, il est désormais certain que le passage au numérique est un fait acquis. A la demande des tribunaux où le i-greffe s’impose, les avocats doivent désormais organiser leur réseau numérique autour de ces nouveaux outils que sont le Cloud (lire :
http://www.neolex.fr/2011/05/31/cloud-computing-les-nuages-ne-sont-jamais-sans-risques/), l’agenda électronique, la bibliothèque numérique et son rédacteur d’acte. Autant d’outils qui obligent l’avocat à ouvrir grandes les portes de son cabinet virtuel, avec le risque de perdre cette confidentialité chère à l’atmosphère feutrée des cabinets d’avocats.
Rendez-vous est pris pour la prochaine NeoLex Convention en septembre 2012 !
Par Fabrice Degroote le 11 septembre 2011
Catégorie : Innovation
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